Découvrez combien d'équipes feront leurs débuts à la Coupe du Monde 2026, leur histoire, leurs statistiques et des faits intéressants sur cette édition à 48 équipes.
QUELS PAYS SERONT CANDIDATS POUR ORGANISER LA COUPE DU MONDE 2030 ?
La Coupe du Monde 2030 ne sera pas un tournoi comme les autres : elle marquera le centenaire de la première édition, organisée en Uruguay en 1930. De ce fait, la compétition pour l’organisation de la compétition revêt une dimension non seulement sportive, mais aussi symbolique, politique et émotionnelle. De nombreuses candidatures ont déjà été déposées ou annoncées en grande pompe, certaines s’appuyant sur une riche histoire, d’autres sur un soutien financier conséquent, et plusieurs encore sur des alliances stratégiques promettant de se battre jusqu’au bout pour organiser la Coupe du Monde la plus mémorable de tous les temps. Dans cet article, nous vous présenterons les pays candidats, leurs chances réelles, les enjeux de chaque proposition et les raisons pour lesquelles la Coupe du Monde 2030 se joue déjà… en coulisses.
Candidatures officielles à ce jour
La FIFA a ouvert le processus de sélection du pays hôte de la Coupe du Monde 2030 et, comme prévu, plusieurs coalitions intéressantes se sont formées. Certaines souhaitent honorer l'histoire, d'autres misent sur des infrastructures de classe mondiale, et d'autres encore visent à l'emporter grâce au nombre et à la diversité. Voici les candidatures qui, à ce jour, ont été confirmées.
1. Espagne, Portugal et Maroc (avec l'Ukraine en attente)
Cette alliance intercontinentale est présentée comme favorite en raison de sa capacité d'organisation, de ses infrastructures modernes et du soutien de l'UEFA et de la CAF. Elle avait initialement inclus l'Ukraine par solidarité, bien que son rôle soit réévalué en raison de la guerre. Le Maroc se joint à elle comme un pont entre l'Europe et l'Afrique. Elle comprend des sites dans trois pays et sur deux continents. L'Espagne a déjà organisé une Coupe du Monde (1982) et le Maroc a accueilli la Coupe du Monde des Clubs. Elle bénéficie d'un soutien politique important de l'UEFA. 2. Uruguay, Argentine, Paraguay et Chili. Connue comme la « candidature sentimentale », elle vise à célébrer le centenaire de la Coupe du Monde en retournant là où tout a commencé : Montevideo. Elle propose une célébration aux saveurs sud-américaines, une passion inégalée et des stades légendaires comme le Centenario. L'Uruguay a remporté et organisé la première Coupe du Monde en 1930. L'Argentine est une puissance du football avec une histoire et des titres prestigieux. Ce serait la première fois que quatre pays sud-américains co-organisent la compétition. 3. Arabie saoudite, Égypte et Grèce (retirée). Bien que cette candidature ait suscité un vif intérêt en raison de son potentiel économique et de l'entrée en force de l'Arabie saoudite sur la scène du football mondial, il semble peu probable qu'elle aboutisse. La combinaison de culture, d'argent et de géopolitique n'a pas entièrement convaincu la FIFA ni les confédérations. L'Arabie saoudite a déjà accueilli des événements sportifs majeurs. La Grèce a apporté la touche européenne, l'Égypte le lien africain. Retrait officieux, mais aucune avancée en 2025. Pour l'instant, le duel le plus net oppose la candidature ibéro-africaine (Espagne, Portugal, Maroc) à celle du Río de la Plata (Uruguay, Argentine, Chili et Paraguay). La décision finale sera prise en 2026, mais la campagne s'intensifie déjà.
Arguments de chaque candidature
Chaque groupe candidat à l'organisation de la Coupe du Monde 2030 joue ses cartes avec des stratégies différentes. Certains misent sur l'émotion, d'autres sur la logistique. Nous analysons ici les atouts qu'ils utilisent pour convaincre la FIFA… et l'opinion publique.
Le pouvoir de l'histoire : la Conmebol
La proposition sud-américaine possède un atout émotionnel difficile à égaler : son centenaire. Les matchs d'ouverture sont envisagés à Montevideo et Buenos Aires en hommage direct à la Coupe du Monde de 1930. De plus, la passion sud-américaine n'a pas besoin de marketing : elle est viscérale. Montevideo prévoit déjà de rénover le stade Centenario. L'Argentine a déjà accueilli la compétition en 1978 et a organisé plusieurs Copa América. Le Paraguay et le Chili apporteraient de nouveaux sites et un équilibre géographique. La structure et la logistique seraient assurées par l'UEFA et la CAF. La candidature conjointe de l'Espagne, du Portugal et du Maroc propose des aéroports, des lignes ferroviaires à grande vitesse, des stades de niveau international et une capacité hôtelière considérable. Ils souhaitent que la Coupe du Monde soit « facile à vivre » pour les joueurs, les médias et les supporters. Plus de 15 stades aux normes FIFA sont déjà prêts. L'Espagne et le Portugal ont déjà accueilli des Championnats d'Europe et des phases finales. Le Maroc apporterait une diversité culturelle et permettrait l'accès aux joueurs africains. Les deux candidatures sont pertinentes, mais elles représentent deux visions différentes : l'histoire contre l'efficacité. L'une est guidée par la passion, l'autre par la raison. La FIFA devra trouver un équilibre entre ces deux aspects.
Ce que dit la FIFA et le calendrier
La FIFA a déjà établi le calendrier officiel du processus de sélection du pays hôte de la Coupe du Monde 2030. Bien que la décision soit prise lors de son Congrès en 2026, plusieurs étapes clés se déroulent auparavant. Voici le calendrier et quelques déclarations marquantes.
2022-2023 : Enregistrement des candidatures.
2024 : Évaluation technique et visites dans les pays candidats.
2025 : Présentation officielle des propositions complètes.
2026 (même année que la Coupe du Monde aux États-Unis) : Décision finale par vote des fédérations membres.
Gianni Infantino a déclaré que « la Coupe du Monde 2030 doit être une célébration mondiale sans précédent ». Cela alimente les rumeurs concernant un tournoi avec des matchs d'ouverture en Amérique du Sud et les phases finales en Europe/Afrique, ce qui serait inédit… mais très complexe sur le plan logistique. Il a également été révélé que la FIFA souhaite des sites ayant un « héritage post-Coupe du Monde ». Autrement dit : des stades qui restent utiles, et non des gouffres financiers. Cela avantage les pays dotés de championnats solides ou d’une expérience dans l’organisation de grands événements. Ainsi, au-delà de l’enthousiasme, il existe une liste de critères techniques qui pourrait faire pencher la balance.
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